POUR UNE NOUVELLE ORGANISATION DE LA SECURITE SOCIALE,

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# 12/09/2004 à 09:24 Claude
1 Les dépenses de santé vont continuer à augmenter plus rapidement que la création de richesses dans notre pays.
Cela s’explique notamment par le développement technologique, les nouvelles pathologies, le développement de certaines maladies (allergies, asthme par exemple), les évolutions démographiques (vieillissement de la population).
Il faudra également prendre en compte les besoins de l’hôpital public tant en terme d’effectifs que d’investissement.
2 Ce financement plus important doit il être pris en charge de manière solidaire
_ par le régime général de sécurité sociale ?
_ par les organismes complémentaires (mutuelle, assurance) pour ceux qui peuvent y souscrire ?
_ De manière individuelle ?
La réponse à cette question conditionne le type de réforme que concocte le gouvernement.
Le patronat qui n’a jamais accepté le caractère solidaire et démocratique de la Sécurité sociale veut revenir à une couverture sociale a minima pour ouvrir l’espace aux assurances privées.
3 Comment trouver de nouveaux modes de financement ?
En premier lieu, par une politique de revalorisation des salaires et par une croissance forte basée sur le développement de l’emploi stable et qualifié. Ainsi, une augmentation de la masse salariale de 1% correspond à 3 milliards d’euros de ressources supplémentaires pour la sécurité sociale.
_ Soumettre toutes les formes de rémunérations du capital et du travail (intéressement, épargne salariale, stock options) aux cotisations sociales.
_ Moduler les cotisations patronales en fonction de la valeur ajoutée des entreprises et non de la seule masse salariale.
Cette mesure présente un double intérêt :
Elle est plus juste dans le mesure où elle ne pénaliserait pas les entreprises qui contribue au développement de l’emploi et des salaires. Elle est plus efficace aujourd’hui, on produit plus vite avec beaucoup moins de salariés. Cette nouvelle forme de cotisations sociale prend en compte la réalité des richesses produites par les salariés. Elle contribuerait à accroître la croissance de
l’économie à long terme.
En complément de cette proposition qui favorisera les entreprises de main d’oeuvre, proposons également de remettre en cause les exonérations de cotisations patronales qui ont pour effet de freiner les augmentations de salaires Il faut enfin créer une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises qui pourraient inciter ces dernières à développer les investissements productifs.
La CSG. En effet, cette contribution est assise pour l’essentiel sur les revenus des salariés actifs et retraités (88%) elle est en outre, la cause principale de la baisse du niveau des retraites déjà liquidées. Récusons donc la piste de son augmentation soyons opposés à un alignement de la CSG des revenus de remplacement (retraites pensions d’invalidité, allocations chômage...) sur celle des actifs.



POUR UNE NOUVELLE ORGANISATION DE LA SECURITE SOCIALE,
POUR UNE DEMOCRATIE SANITAIRE ET SOCIALE
Une sécu réellement solidaire et démocratique. Une nouvelle organisation de la Sécurité Sociale qui permette une politique de santé ambitieuse.
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