Piles à combustibles, solaire,biocarburants

Les croisières polluent

 En regardant des brochures ou des films publicitaires pour des croisières, vous ne penseriez jamais que ces mêmes beaux bateaux blancs sont une source majeure et croissante de pollution des océans. Réflechisez-y. En moyenne, ces bateaux logent 3.000 passagers et membres d'équipage. Pensez à un bateau de croisière comme à une ville flottante.

Dans tout cette “ville” les planchers sont lavés, des draps sont lavées, des vêtements sont nettoyés à sec, des toilettes sont vidées, les restes de nourriture sont jetés, et des photos sont développées. Tout cela s'ajoute à une quantité incroyable d'eaux usées, d'ordures, d'huile et de déchets industriels.



   Un bateau de croisière peut produire jusqu'à 120.000 litres d'eaux usées par jour !

  Les bateaux de croisière peuvent légalement vider les eaux d'égout brutes dans l'océan, à seulement 5km du rivage.

  Pour le coût d'une cannette de soda par passager et par jour, les bateaux de croisière pourrai cesser de polluer les océans.


Les bateaux de croisière laissent des traînées d'eaux usées, de détritus, de produits chimiques toxiques et de pollution atmosphérique dans certains endroits les plus sensibles des océans.


Saviez-vous cela :

  les bateaux de croisière sont exempts du programme de contrôle de rejet des déchets de la loi prépondérante de lutte contre la pollution de l'eau, le Clean Water Act américain.

  28.000 litres d'eau huileuse de cale sont produits chaque jour.

  pour chaque bateau de croisière, l'équivalent de 33 camions-citernes d'eau de ballast, avec plantes et animaux, y compris une partie qui causent des maladies, sont pris d'endroits lointains et déchargés dans des ports et des baies à un autre bout du monde.

  un simple bateau de croisière produit des émissions de cheminée et d'échappement équivalentes à 12.000 automobiles chaque jour.

Pour une suite très instructive allez sur ce site : http://domsweb.org/ecolo/croisieres.php


 l'hydrogène....

 

Avec des centrales solaires (par exemple les centrales à concentration, voire ci-dessus), on peut aussi envisager de produire de l'hydrogène, par thermolyse de l'eau (il s'agit alors d'une filière totalement renouvelable) ou d'un mélange vapeur d'eau+méthane (une partie de la source est alors fossile, non renouvelable, et conduit à des émissions de gaz à effet de serre, mais bien moins que lors de la production actuelle d'hydrogène à partir de méthane). Toutefois, comme les seuls lieux où ce genre d'opération pourrait se faire à grande échelle sont les déserts tropicaux, nous nous trouvons dans ce cas de figure confrontés au problème du transport de l'hydrogène sur de longues distances, qui n'est pas simple à résoudre.

En effet, l'énergie de stockage et de transport d'un gaz - par unité de volume - est à peu près la même quel que soit le gaz (la faute à M. Mariotte !), ce qui signifie en clair qu'il faut consacrer la même quantité d'énergie pour transporter et stocker 1 m3 de gaz, qu'il s'agisse de méthane ou d'hydrogène, alors que l'énergie restituée par la combustion est bien plus forte, par unité de volume, pour le méthane que pour l'hydrogène (il y a un rapport de 3 à 1 : 10 kWh/m3 pour le méthane, 3,3 kWh/m3 pour l'hydrogène).

Le rendement du stockage et du transport longue distance de l'hydrogène sera donc probablement durablement mauvais pour des raisons physiques. Par contre ce genre de dispositif de production pourrait être très intéressant pour les pays à très forte insolation, qui sont quand même assez nombreux !

Ne peut-on faire de l'électricité qu'avec des panneaux solaires ?

 

Il y a bien d'autres manières de faire de l'électricité avec de l'énergie solaire qu'en mettant des panneaux en silicium sur son toit (ou par terre) :

on peut chauffer très fort un liquide en concentrant le rayonnement solaire dessus avec des miroirs paraboliques, le liquide chauffé servant ensuite à produire de la vapeur qui elle-même alimentera un alternateur.

 

La surface mobilisée par TWh produit est probablement plus faible qu'avec des panneaux photovoltaïques d'un facteur 2. De telles installations sont d'ores et déjà économiquement compétitives dans les zones très bien insolées. Au lieu d'exporter du pétrole, certains pays tropicaux pourraient exporter de l'électricité solaire ! Il est vrai que cela ne résoudrait pas le problème de l'indépendance énergétique de notre pays, mais enfin nous résoudrions au moins pour partie celui du changement climatique, ce qui n'est pas sans intérêt....

La concentration du rayonnement solaire peut aussi se faire avec une forêt de miroirs plans, fixés au sol, et concentrant le rayonnement sur une tour.

on peut construire une grande tour peinte en noir, de plusieurs centaines de mètres de haut, dans laquelle l'air qui entre au niveau du sol chauffe puis monte, ce qui entretient une convection permanente, et donc un puissant courant d'air permanent, qui fait tourner des hélices couplées à des alternateurs (les Australiens ont construit un tel prototype).

***

 

Peut-on faire "autre chose" que de l'électricité avec de l'énergie solaire ?

 

Il y a une autre manière de se servir du solaire, qui est elle technologiquement suffisemment au point pour être d'ores et déjà employée à large échelle : c'est pour utiliser le chauffage de l'astre du jour. Dans ce cas, plutôt que de mettre sur un toit un panneau pour produire de l'électricité, on peut y mettre un simple capteur de chaleur, permettant de produire de l'eau chaude sanitaire pour la douche, ou de l'eau chaude pour alimenter un chauffage intérieur. Le rendement d'un panneau solaire thermique est 3 fois meilleur que celui d'un panneau photovoltaïque (c'est-à-dire qu'un tel panneau récupère 30% à 40% de l'énergie solaire incidente).

L'ordre de grandeur de ce que l'on peut économiser avec un chauffage solaire dans les bons cas de figure est d'ores et déjà de 50% des consommations afférentes en gros (c'est à dire 50% de gain sur la dépense de chauffage + d'eau chaude).

Sachant que la consommation d'énergie liée à ce "confort thermique" est de l'ordre de 30% de la consommation totale d'énergie en France (en incluant habitation et locaux d'activité, ces derniers étant généralement désignés sous le terme "tertiaire", voir ci-dessous), la généralisation du chauffage solaire permettrait un gain rapide de 10 à 15% de notre consommation énergétique (à titre indicatif, les Danois ont obtienu 1,5% de leur consommation d'énergie finale avec leur éoliennes en 1999). Le recours "massif" au solaire thermique, couplé avec une isolation importante des logements anciens, pourrait permettre de substituer environ 25% de notre consommation énergétique.

Il y a donc là une marge de manoeuvre réelle pour effectuer des économies d'énergie fossile sans perte significative de confort. En outre le stockage de la chaleur est une voie qui a été assez peu explorée dans nos sociétés modernes (on s'est beaucoup plus intéressé au stockage de l'électricité) et si nous pouvions disposer de dispositifs de stockage saisonniers performants (par exemple en faisant des réservoirs souterrains très bien calorifugés et remplis de saumure, qui stockent la chaleur l'été et la restituent l'hiver), nous pouvons surement obtenir encore plus de cette source.

Et puis un vaste plan pour le solaire thermique et l'isolation serait une excellente affaire pour l'emploi : actuellement 2 millions de personnes achètent une voiture neuve chaque année, valant un peu moins de 15.000 euros en moyenne. Si s'affranchir des énergies fossiles devenait la première priorité de notre économie, on peut imaginer qu'un demi-million à un million de foyers achètent plutôt chaque année une rénovation complète de leur logement, avec passage au chauffage solaire entre autres choses, de telle sorte que tous les logements soient rénovés en moins de 40 ans (résidences secondaires comprises) en vue de leur faire consommer moins d'énergie de chauffage avec une contribution solaire majeure pour le solde. Avec des installations unitaires de l'ordre de 15.000 euros, cela créerait une filière industrielle de 30 milliards d'euros par an en France, pour une large part au profit des plombiers, des maçons, et des PME de chaudronnerie.

Qu'est-ce qu'un biocarburant ?

 

Le terme "biocarburant" est avant tout un raccourci commode pour ce qui devrait s'appeler "carburant d'origine agricole", voire "carburant d'origine végétale". En effet, un "biocarburant" est un combustible liquide obtenu, après des traitements plus ou moins importants, à partir de cultures ou de végétaux non cultivés. Il existe classiquement trois grandes filières de biocarburants :

les combustibles obtenus à partir de cultures oléagineuses (littéralement , une plante oléagineuse est une plante qui peut fournir de l'huile), et qui sont essentiellement le colza et le tournesol. Dans cette catégorie on va trouver :

ce que l'on appelle "l'huile pure", c'est-à-dire le produit direct du pressurage de la graine (de colza ou de tournesol), lequel, après filtration, peut s'utiliser directement comme caburant dans un moteur diesel, sans modification de ce dernier,

l'EMHV (ester méthylique d'huile végétale), qui est obtenu en faisant réagir de l'huile de colza ou de tournesol (qui est en fait un acide gras) avec de l'alcool méthylique. On utilise pour cela une réaction porte le nom d'estérification et qui se présente schématiquement comme suit : acide + alcool -> ester + eau ; en l'occurrence pour l'EHMV il s'agit d'une transestérification (on estérifie deux fois et la 2è réaction est ester 1 + alcool -> ester 2 + autre alcool) et en bout de course on obtient comme sous-produit du glycérol, encore appelé glycérine. L'EMHV est rarement utilisé pur, mais souvent par incorporation au diesel dans des proportions de 5 à 30%, pour donner ce que l'on appelle du diester,

les combustibles obtenus à partir d'alcools (méthanol, éthanol). Les cultures concernées sont toutes celles qui peuvent fournir des matériaux capables de fermenter pour donner un alcool. Toutes les cultures sucrières sont donc éligibles (betterave, canne) mais aussi celles qui donnent de l'amidon (le blé par exemple), lequel amidon, par hydrolyse, donne ensuite du sucre. Dans cette catégorie on va trouver :

les alcools utilisés purs (comme au Brésil), mais cela nécessite de modifier le moteur des voitures,

l'ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether), et le MTBE (Méthyl Tertio Butyl Ether), qui sont obtenus en faisant réagir les alcools avec un produit pétrolier obtenu en raffinerie, l'isobutène (encore appelé isobutylène), qui est un hydrocarbure de formule C4H8.

les combustibles obtenus à partir du méthane contenu dans le biogaz. Le biogaz est ce qui résulte de la fermentation, hors de la présence d'oxygène (donc hors de la présence de l'air, en pratique), de n'importe quel matériau organique : déchets alimentaires, déchets de bois, paille, et bien sûr produits des cultures. En pratique ce biogaz est obtenu en mettant des matériaux organiques dans une enceinte qui est à l'abri de l'air et en "laissant faire" les bactéries qui vont les décomposer, puis on en extrait le méthane (qui représente de 50% à 90% du gaz dégagé par la fermentation, le reste étant essentiellement du CO2 et de la vapeur d'eau). Ce méthane peut s'utiliser pur (comme le GNV, ou gaz naturel véhicule, lequel provient par contre de gisements de gaz naturel) ou servir à alimenter un procédé industriel de fabrication de combustibles liquides à partir de gaz (le procédé Fischer-Tropsch).

Ces diverses filières peuvent fournir ce que l'on appelle des "co-produits", c'est-à-dire des produits qui ne sont pas ceux désirés mais qui peuvent quand même "servir à quelque chose" :

après trituration (c'est-à-dire essentiellement broyage), ce qui n'est pas de l'huile dans les graines de colza et de tournesol forme une espèce de pâte que l'on appelle des tourteaux, et qui servent à l'alimentation animale (c'est une source de protéines) ;

l'estérification produit de la glycérine, qui est utilisée par les chimistes ;

la production d'alcool à partir de betteraves produit des pulpes (ce qui reste après obtention du jus), des vinasses (car la fermentation du jus de betterave produit une espèce de "vin", qui contient bien plus d'eau que d'alcool, et qui doit être distillé : l'alcool est évaporé en premier et il reste des vinasses, exactement comme pour la production des eaux-de-vie !),

la production d'alcool à partir de blé ne produit pas de pulpe, mais des résidus solides subsistant dans la "mixture" qui a fermenté, laquelle "mixture" est obtenue en broyant les graines de blé, en y ajoutant de l'eau, ainsi que quelques additifs divers nécessaires au procédé. Cette "mixture" produit donc une espèce de vin mélangé à des particules solides, et ces particules, évacuées en cours de traitement sous une forme plus ou moins humide, s'appellent des drèches.

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site de l'auteur : www.manicore.com

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D'autres sites:

http://www.alphea.com/

http://www.pile-au-methanol.com/

http://www.pile-au-methanol.com/Retablir-la-verite.htm

http://terresacree.org/hydrogene.htm

http://www.clubpac.net/

véhicule Hybride série à dominante électricité, la Kangoo Electro' Road de Renault. Accès direct à la page de test du Kangoo

la Prius II de Toyota véhicule à propulsion hybride série/parallèle à dominante pétrole. Accès direct aux pages de test de la PRIUS II

Où acheter actuellement un Kangoo Elect' Road ? !?!?!?!   Solarisation du Kangoo ER du test Hybride II

 

 

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