tout achat de matériel vidéo à l’heure se soldera par une déception dans l’année à venir.

INFORMATIQUE

Lecteur ou enregistreur de DVD : le basique a du bon

S’il est vrai que les lecteurs, comme les enregistreurs, peuvent lire les disques DVD, la meilleure qualité d’image revient, en toute logique, aux lecteurs seuls. Généralement équipés de circuits plus efficaces et de mécaniques plus véloces, surtout les produits de marque, ils disposent souvent de fonctionnalités supplémentaires (réducteurs de bruit avancés, sorties vidéo progressives ou numériques) qui tendent à sublimer l’image numérique. Ajoutez un éventail de fonctions beaucoup plus réduit pour certains graveurs (pour rendre les choses plus simples, nous dit-on) et vous n’aurez plus de doutes sur le sujet. Attention toutefois, certains enregistreurs sortent de ce schéma, tel le fabuleux Sony GX7, grand frère du RDR-GX3. Ce dernier dame en effet le pion à une grande partie des lecteurs de milieu voire haut de gamme.

Sur le plan de l’ergonomie, la palme revient là encore aux lecteurs seuls. Bénéficiant de huit ans d’expérience, leur fonctionnement est passé aujourd’hui dans les moeurs. Á l’instar des magnétoscopes, encore inutilisables par nos grands-mères, les enregistreurs ne sont pas vraiment faciles à apprivoiser, ne serait-ce qu’au niveau de la télécommande toujours plus boutonneuse et chargée de tous petits caractères textuels.

Un graveur peut (et doit) faire de nombreuses choses… il en fait souvent beaucoup trop, avec moult entrées et sorties, analogiques et numériques, sans compter les fonctionnalités de montage vidéo. Les assistants d’installation soulagent des tâches les plus complexes lorsqu’ils sont bien conçus. Même si la quasi-totalité des menus d’utilisation sont traduits en français, avec une qualité variable, les termes techniques restent souvent abstraits pour monsieur Tout-le-monde. L’interface diffère radicalement d’une marque à l’autre, ce qui ne facilite pas les choses. Si l’on ajoute que les documentations sont souvent indigestes et mal rédigées, vous comprendrez qu’il faudra un temps d’adaptation certain au moins averti d’entre nous.

Trop de fonctions nuit à l’ergonomie

Fort heureusement, les graveurs disposent d’une multitude d’avantages face aux enregistreurs sur bandes : pas d’encrassement de têtes de lecture, modes longue durée jusqu’à huit heures par disque, lecture pendant l’enregistrement (sur certains appareils), possibilité de réaliser des menus animés avec visualisation des premières secondes des enregistrements, effacement instantané, transfert automatique à partir d’un caméscope, accès direct aux enregistrements, etc. On prend rapidement le réflexe d’enregistrer tout et n’importe quoi et même d’effacer sans avoir regardé. Les médias enregistrables sont aujourd’hui peu coûteux et les modèles réinscriptibles utilisables de très nombreuses fois sans aucune dégradation. La plupart des disques enregistrés peuvent être lus sur un lecteur seul. La qualité d’image a fait des progrès phénoménaux en deux ans, reléguant la VHS au stade de disque vinyle de l’image. Il reste encore des disparités importantes : certains appareils sont meilleurs en mode longue durée que leur concurrent en mode normal.

Quid de la pérennité de l’investissement ? Comme dans l’informatique, tout achat de matériel vidéo à l’heure se soldera par une déception dans l’année à venir. Pour les lecteurs, la déferlante arrivera fin 2005 sous la forme des premiers disques haute définition (formats Blu-Ray et HD-DVD) qui rendront obsolète les produits plus coûteux. L’attaque de la TVHD (télévision haute définition) sera similaire sur les graveurs déclinés en versions (ré)inscriptibles. Le gain s’appliquera au choix sur la durée d’enregistrement (3 à 5 fois plus importante) ou la qualité (2,25 à 6 fois plus de pixels). La généralisation des disques durs actuellement engagée va s’accélérer : les programmes "jetables" sont conservés dans l’appareil, les enregistrements importants pouvant être sauvegardés par la suite sur DVD. Sans compter la connectivité au réseau des réseaux offrant des services supplémentaires, tel la programmation à distance de l’appareil par internet ou le guide des programmes télévisés avec enregistrement en un clic de télécommande.

En attendant, faites vous plaisir avec un produit correspondant à vos besoins de lecture et/ou d’enregistrement, plutôt dans l’entrée ou le milieu de gamme. L’arrivée de nouveaux standards dans les deux années à venir va entraîner une chute massive des prix et une hausse notable de la qualité, vous pourrez alors investir de manière plus pérenne.

Philips DVDR80 Philips DVDR80
Le constructeur néerlandais propose une sorte de magnétoscope de nouvelle génération. Ainsi, le DVDR80 enregistre notamment des programmes de télévision mais le support change. Il ne s’agit plus de cassettes mais de DVD.
Pioneer DVR 5100H Pioneer DVR 5100H
Un espace de 80 Go pour stocker ses films.
Lite-On LVW-5005 Lite-On LVW-5005
Un lecteur/enrregistreur de DVD multiformat.
Pioneer DV-575-A Pioneer DV-575-A
Un lecteur de DVD multiformat et de bonne qualité.
Pioneer DV-868 Avi Pioneer DV-868 Avi
Le premier lecteur à proposer des sorties numériques intégrales.
Denon DVD 2200 Denon DVD 2200
Lecteur de DVD multiplateforme pour mélomanes et cinéphiles.
Philips DVD 963 SA Philips DVD 963SA
Une qualité d'image difficilement égalée.
Sony RDR-GX3 Sony RDR-GX3
Remplace sans problème le magnétoscope familial.

Pour en savoir plus :
Les téléviseurs se préparent à la haute définition
Les lecteurs/enregistreurs de DVD avec disque dur
Bien acheter son lecteur/enregistreur de DVD

Clément Joubert, ZDNet France

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