Evolution des cotisations sociales

Evolution des cotisations sociales
Un salarié de la métallurgie cotise en moyenne 21,36% du montant global de sa rémunération pour le financement de la protection sociale (12,8% en 1980)
En 25 ans, la part patronale s'est réduite de 40,35 à 14,66%
Chaque année, près de 70 milliards d'euros sont versés au titre de l'intéressement, de la participation, autant de sommes qui ne vont pas au financement de la protection sociale.
 
Montant totale des exonérations et des aides
de 1993 à 2003, les exonérations ont été multipliées par 10, en passant de 1,9 milliard à 19,5 milliards d'euros, dont 17,4 à la charge de l'état. Le montant inscrit au budget 2006 est de 24 milliards d'euros.
Ces 24 milliards d'euros représentent :
48% du déficit budgetaire de l'état,
33,5% du budget prévu pour l'Education Nationale, l'enseignement supérieur et la recherche,
47% du budget consacrés au travail, à la santé, à la cohésion sociale.
 
Aide à l'emploi
Aces 24 milliards d'euros il faut ajouter les aides à l'embauche, par le biais des différents contrats : qualification, jeune, RMA.
 
L'ensemble, exonérations+aides à l'embauche, représente 65 milliards d'euros, soit 6 fois le déficit de la Sécu annoncé en 2005.
 
En 3 ans, les bénéfices des entreprises de la métallurgie sont passés de 3 894 à 12 111 Milliards d'euros.
 
Quelles répartitions des bénéfices
 
L'ensemble des groupes côté au CAC40, y compris ceux de la métallurgie, a réalisé :
- 34,2 milliards d'euros de bénéfices en 2003
- 66,63 milliards d'euros de bénéfices en 2004
- 84,32 milliards d'euros de bénéfices en 2005
Il dispose de 409 milliards d'euros de trésorerie.
 
En 2005 
 
35% des profits réalisés sont allés aux actionnaires (32,8% en 2004), soit 30 milliards qui ont été dilapidés en rachats d'actions et les versements de dividendes (23,99 milliars pour le rachats d'actions).
 
Depuis le début 2006, 160 milliards d'euros ont été engloutis en OPA et rachats d'entreprises.
Les entreprises consacrent des montants importants pour provisions de charges et de restructuration. (411 millions d'euros pour Arcelor et 137 millions d'euros pour Faurecia).
 
"Coût" du travail, parlons en !
Nous connaissons le refrain : " Le coût du travail est beaucoup trop élevé en France, il plombe nos entre prises à l'exportation".
Comparons ce qui est comparable : Le coût horaire d'un ouvrier de l'industrie en France est équivalent à celui des Etats Unis ou du Royaume Unie. Il est inférieur à celui de l'Allemagne ou de la Suede et pourtant l'Allemagne est le premier exportateur en Europe.
La France n'arrive  qu'en 14 ème place européenne pour le salaire médian (14,22 euros de l'heure, derrière le Danemark, la Suisse, l'Allemagne, les Pays Bas, l'Italie, la Grande Bretagne, la Belgique).
12,4 % de la population française est en dessous du seuil de pauvreté (7 millions de personnes), 17% des salariés sont au niveau et en dessous du SMIC. 

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