Les Français peuvent-ils encore faire confiance dans les syndicats après toutes ses trahisons?

 Virage historique
Fin 2007, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a montré la voie en proposant lui-même d'ouvrir de nouvelles pistes de négociation sur les régimes spéciaux à la veille des grèves de novembre. Loin d'être un simple épiphénomène, ce virage historique est une vraie tendance. Aujourd'hui, face au patronat, les syndicats négocient sur des sujets très sensibles, comme le contrat de travail. Laurence Parisot, présidente du Medef, se réjouit : «C'est un changement énorme de leur part d'accepter de discuter des modalités de séparation à l'amiable.» Jean-Dominique Simonpoli, ancien de la CGT et directeur du club de réflexion sociale Dialogues, le reconnaît : «il y a dix ans, voire cinq, on ne pouvait pas parler de ces sujets : la séparation de gré à gré, le contrat de projet [proposé par le Medef. NDLR]. En2004, la commission de Virville avait proposé en vain le contrat de mission. Le contrat de projet dont on parle aujourd'hui, c'est la même chose.»
Du côté de l'exécutif, le changement est tout aussi spectaculaire.

Par son omniprésence, Nicolas Sarkozy cherche à montrer que sous son règne, jamais la démocratie sociale n'aura atteint un tel niveau. C'est lui qui, au téléphone, a réglé avec Bernard Thibault la fin des grèves contre les régimes spéciaux. C'est lui qui a présidé, le 19 décembre, la conférence sociale fixant l'agenda de 2008. Ce jour-là, le patron de la CGT s'en est réjoui : «C'est la première fois que, enfin d'année, le chef de l'Etat se concerte avec les organisations syndicales sur le plan de réformes pour l'année à venir.» Même si la loi du 31 janvier exige une phase de concertation pour tout projet gouvernemental de transformation sociale, elle ne requiert pas la présence du président...


http://www.challenges.fr/france/20080103.CHAP1022930/2008_lan_i_du_dialogue_social.html
 
En 2000, 49% des français avaient confiance dans les syndicats.
En 2003 La CFDT signe sur les retraites la loi Fillon, malgré les grandes manifestations unitaires contre cette loi. Cette signature à valu à La CFDT une perte énorme d'adhérents. Aujourd'hui Thibault casse les grèves des cheminots, gazier/Edf, Ratp sur les retraites, et FO;CGC; CFTC(en premier) signent « la modernisation du marché du travail ». Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, "souhaite" que son organisation signe l'accord syndicats-patronat sur cette modernisation du marché du travail, déjà approuvé par trois syndicats, la CFTC, FO, et la CFE-CGC.
- En fait de modernisation, il s'agit de donner aux patrons le droit d'embaucher et de licencier sans contrainte et de supprimer pratiquement l'horaire légal de travail.C'est aussi le rallongement de la période d'essai.
Le CPE n'était pas bon. La rue à eu raison de cette loi. Le CNE pas suffisant pour le patronat. Il fallait donc trouver une autre loi qui soit pire. Ils ont trouvés « la modernisation du marché du travail ». Et les syndicats trouvent quand même cette loi bien et la signent!


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