lettre de l’aéronautique et du spatial

 
 
 

La lettre de l’aéronautique et du spatial

 

Les besoins mondiaux en aéronautique et spatial sont considérables. Les carnets de commandes des entreprises regorgent. Alors que cette situation devrait se traduire par une croissance des embauches et des conquêtes sociales, nous vivons la plus grande dégradation des conditions de travail et du pouvoir d’achat quelle que soit la catégorie professionnelle.

 

Ainsi la logique actuelle conduite par le patronat et le gouvernement, fixe les perspectives d’une réduction de 100.000 emplois en 2004 à 80.000 en 2015 soit une perte de 20%. Dans le même temps, et pour exemple, mais qui vaut comme repère, la cadence de production visée par Airbus est de passer de 300 avions/an à plus de 400 avions/ an.

 

Les gains de productivités sont considérables et la manne financière qu’ils dégagent profite aux actionnaires, ou est gelé dans la perspective de nouvelles fusions ou acquisitions. Ainsi 235 millions d’€ auront été versés en dividende par EADS en 2004 et pas moins de 11 milliards d’€ dorment en trésorerie ou plus exactement fructifient sur les places boursières. Même constat chez Dassault avec plus de 2 milliards de disponibilité.

 

Ainsi les projets de restructurations les plus marquants, SNECMA/SAGEM, EADS/THALES, EADS/SNECMA, DCN/THALES, ALCATEL/ALENA, toutes les directions d’entreprises sont mobilisées sur les regroupements, adossements, partenariats, fusions, mais c’est le désert en terme de projets industriels, de R&D, d’investissements ou de formation.

 

Tout cela a nécessairement des conséquences et elles se traduisent évidemment par ces reculs sociaux et sociétaux dont l’ensemble des citoyens de la planète sont les victimes. Aucune fatalité dans cette situation mais seulement la suite de logiques économiques libérales s’appuyant sur la sacro sainte loi du « marché ou la concurrence est libre et non faussé » comme il est inscrit dans le projet de constitution européenne.

 

Nous sommes au cœur de profondes contradictions car cette logique met notre industrie aéronautique et spatiale en danger par des carences en investissement, les casses des équipes par les plans de suppressions d’emplois, les sous-effectifs, la sous-traitance, la précarisation des emplois, les mises en concurrences (salariés, entreprises, entités,équipes).

 

Ainsi l’A380, cet avion de tous les superlatifs, marque certainement une étape dans cette formidable épopée humaine. Il émerveille par son gigantisme mais surtout par l’audace de l’homme ou sa folie. Et pourtant celui qui va être dévoilé au monde entier, pour lequel la CGT n’a pas ménagé ses forces pour son lancement, et qui suscitera encore de l’émerveillement, tant le réel dépasse l’imagination, masque une autre réalité, celle d’un développement de la précarité de l’emploi et de dégradations des conditions de travail.

 

Les perspectives sociales et de créations d’emplois dont il airait pu être le vecteur ne sont malheureusement pas à la hauteur des espérances du fait des impératifs de rentabilités financières fixées par l’actionnaire.

http://img91.exs.cx/img91/1342/cgtairbusnantestoulousepourlad.jpg

2ème proposition pour les non-cadres, suite à suspension de séance:

Augmentations
%
Date d'application
Différence 1ère proposition
AG
1,5%
1er juin 2006
=
AI
1%
1er avril 2006
+0,2%
1%
1er octobre 2006
+0,1%
Suppression de la prime exceptionnelle de 500€

--------

Pour les cadres:

Catégorie personnel
Augmentations
%
Date d'application
Différence 1ère réunion
I à IIIB
AI
3,5%
1er avril 2006
+0,5%
IIIBCE et IIIC
3,5%
1er janvier 2006
+0,5%
Suppression de la prime exceptionnelle de 750€

 

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