Une privatisation qui va nous couter chere !

 

Le plan présenté par Ch. STREIFF, aujourd’hui défendu par Louis GALLOIS, est aux antipodes des solutions nécessaires pour répondre aux retards rencontrés sur l’industrialisation du gros porteur A380.


La marque des actionnaires est évidente : Plus de 2 milliards d’économie annuelle à partir de 2010 et 5 milliards en attendant cette date. Des suppressions d’emplois sur tous les sites d’AIRBUS Europe, l’annonce d’une réduction supplémentaire de 40% de la durée des prochains développements. Une incitation forte à des délocalisations de production et d’études impliquant l’ensemble des sous-traitants et fournisseurs : la zone dollar et les pays à moindre coût étant la trajectoire désignée.


En réalité, les retards du A380 servent d’alibi pour imposer une restructuration lourde permettant de garantir, voire accroître encore des rendements financiers déjà démesurés. Les formidables commandes promises pour les dix prochaines années aiguisent l’appétit des actionnaires, c’est leur marge de demain qu’ils préparent dès aujourd’hui.


Ce plan  n’est rien d’autre que la concrétisation inavouée des mesures que N. Forgeard préconisait lui-même avant qu’il ne soit contraint de démissionner. Tout montre donc que le problème n’est pas limité à un dirigeant plutôt qu’à un autre .

Le choix à opérer est clair :

  • Prolonger la logique financière qui mène à une impasse dont les conséquences sont le séisme industriel et la perte de confiance vécue à ce jour : Power 08 sera pire que Route 06.

OU

  • Décider un véritable projet industriel porté par des investissements sur le long terme, un effort soutenu en R&D et la pérennité des sites et de l’emploi.


La démission précipitée de Ch. Streiff et son remplacement immédiat par L. Gallois pouvaient laisser penser que le virage était pris et qu’une autre orientation serait annoncée. Il n’en est malheureusement rien et toutes les mesures déjà annoncées seront engagées. Alors que nous sommes en pleine phase ascendante de cycle, alors que le carnet de commandes est de 2100 avions à livrer, alors qu’AIRBUS représente 65% de l’activité EADS…et 80% de l’EBIT du groupe, comment ne pas être révoltés par ce gâchis industriel.



D’autre part, est-il normal que l’état, actionnaire majoritaire du pôle français se désengage au point de ne même pas avoir remplacé L. Gallois au conseil d’administration ? Est-il acceptable que les actionnaires privés (Lagardère et Daimler) désengagés partiellement du capital et ayant annoncé leur volonté de se retirer totalement, continuent d’orienter les destinées du groupe EADS, tout en s’apprêtant à abandonner le navire ?


La valse des PDG et des actionnaires n’a t-elle pas déjà trop duré, alors que notre industrie nécessite de la stabilité, de la confiance et du temps ?

Quand Louis Gallois affirme qu’il veut se donner du temps pour appliquer le plan Streiff, nous disons qu’il faut l’utiliser tout autrement



le résultat une grève de 15 jours début mai 2007





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